le 25 septembre 2017
La maîtrise de la masse salariale reste la priorité des collectivités en matière de ressources humaines

Invitées à se prononcer sur leurs priorités en matière de gestion des ressources humaines (GRH) pour les quatre prochaines années, les collectivités locales font plus que jamais de « la maîtrise de la masse salariale » la première d’entre elles. Elle arrive en tête (classée dans le Top 5 des priorités dans 88 % des réponses), distançant largement « l’employabilité des agents et les mobilités internes » (56 % de récurrence dans le Top 5) ainsi que « l’amélioration de la performance des services de la collectivité » (52 %), selon le baromètre RH des collectivités locales, réalisé par le Pôle public du groupe Randstad France en partenariat avec Villes de France, l’Assemblée des Communautés de France (AdCF) et La Gazette des Communes. Par ailleurs, « la prise en compte de la santé et de la qualité de vie au travail des agents » intègre pour la première fois le Top 5 des priorités RH des collectivités. La maîtrise de la masse salariale est jugée cruciale par les collectivités locales qui font face en 2017 à une quatrième année consécutive de recul de la dotation globale de fonctionnement (DGF) après l’annulation surprise, au milieu de l’été, de 300 millions d’euros de crédits aux collectivités. Pour faire face au recul de la DGF, 42 % des collectivités interrogées par Randstad ont d’ailleurs déjà baissé leur masse salariale tandis que 27 % jugent très probable de le faire. L’étude a été réalisée du 7 juin au 20 juillet 2017 auprès d’un échantillon représentatif de 523 collectivités au moyen d’un questionnaire en ligne.

« Que veulent les collectivités locales en 2017 ? D’après le baromètre RH des collectivités locales du Pôle public de Randstad, 41 % des collectivités souhaitent d’abord et avant tout que le concours financier de l’Etat à leur endroit – la dotation globale de fonctionnement – cesse de se réduire. Les collectivités estiment, non sans raison, avoir déjà beaucoup fait en la matière. Après avoir ralenti plusieurs années de suite, leurs dépenses de fonctionnement ont en effet reculé de 0,2 % en 2016. Au niveau RH, elles souhaitent davantage s’intéresser à l’employabilité de leurs agents et à la prise en compte de leur santé et de leur qualité de vie, tout en améliorant la performance des services rendus et en maîtrisant leur masse salariale : une équation qui semble difficile dans le contexte actuel », déclare Aline Crépin, directrice du Pôle public du groupe Randstad France.

 

Les priorités RH des collectivités locales en 2017